Expertise

Étanchéité & cuvelage

L'eau ne s'arrête pas devant une bonne intention. Elle trouve le point faible, et le point faible est toujours un détail d'exécution : une reprise de bétonnage, un passage de gaine, un joint.

Deux stratégies, à ne pas confondre

L'extrados — on traite du côté de l'eau. C'est la solution physiquement juste : la membrane est plaquée contre le support par la pression même de la nappe. On l'applique en construction neuve, avant remblaiement. C'est la moins chère et la plus durable. Elle a un défaut définitif : elle devient inaccessible.

L'intrados — on traite depuis l'intérieur, contre la pression. La membrane travaille en décollement : la moindre faiblesse d'adhérence, et l'eau la soulève. C'est la seule voie possible sur un ouvrage existant, et elle exige des matériaux qui font corps avec le béton — mortiers cristallins, systèmes à pénétration capillaire — plutôt qu'un simple film posé en surface.

Le cuvelage, lui, est un autre métier : il ne s'agit pas d'empêcher l'eau d'entrer dans un local, mais d'empêcher un liquide de sortir d'un ouvrage — ou de garantir sa potabilité. Un réservoir d'eau potable impose des produits agréés au contact alimentaire ; une station d'épuration impose une résistance au H₂S, qui se transforme en acide sulfurique sur les parois et dévore le béton en quelques années.

Méthode

Ce que nous traitons vraiment

  1. Le diagnostic hydraulique

    D'où vient l'eau ? Nappe phréatique permanente, eaux de ruissellement, remontée capillaire, condensation ? Le traitement n'est pas le même. Une infiltration en saison des pluies et une nappe sous pression n'appellent pas la même solution.

  2. Les points singuliers

    Reprises de bétonnage, passages de gaines, joints de construction, angles rentrants. C'est par là que l'eau passe, presque toujours. Waterstops, joints hydro-expansifs, injections de résine — chaque cas a sa réponse.

  3. Le colmatage des venues d'eau

    Avant toute étanchéité, il faut couper l'arrivée d'eau active : mortiers à prise ultra-rapide, injections de résine polyuréthane expansive sous pression. On ne pose jamais un revêtement sur une fuite.

  4. Le système d'étanchéité

    Membranes bitumineuses ou synthétiques en extrados. En intrados : mortiers d'imperméabilisation, systèmes cristallins qui colmatent la porosité du béton de l'intérieur, revêtements époxy ou polyurée selon le liquide contenu.

  5. La protection du support

    En station d'épuration, l'étanchéité ne suffit pas : il faut protéger le béton du H₂S. En réservoir d'eau potable, il faut garantir l'absence de migration. Le contenu dicte le revêtement.

Cas d'intervention

Les ouvrages que nous traitons

  • Sous-sols et parkings enterrés — infiltrations, nappe phréatique
  • Fondations et radiers en construction neuve
  • Réservoirs et châteaux d'eau potable
  • Stations d'épuration et bassins d'aération
  • Bassins de rétention et zones de confinement
  • Fosses techniques, ascenseurs, locaux enterrés
  • Barrages et ouvrages hydrauliques
  • Toitures-terrasses et terrasses accessibles

Références

Des ouvrages que nous avons rendus étanches

Projets menés par Jawad Izallalen sous l'enseigne PROJET-TS ou dans le cadre de ses fonctions successives chez SPTS, BASF et ADROC.

  • Réservoirs d'eau potable ONEP, LYDEC, REDAL, AMENDIS
  • Cuvelage des réservoirs de l'usine Coca-Cola NABC, Marrakech
  • Étanchéité des fondations et parkings du complexe IDUNE, Casablanca
  • Station d'épuration Casa Ocean
  • Barrages de Timkit et d'Ouljat Essoltane
  • Chemisage de 3 km de conduite de rejet de phosphogypse

Questions fréquentes

Ce qu'on nous demande le plus souvent

Mon sous-sol est déjà construit et il prend l'eau. Faut-il tout excaver ?

Pas nécessairement. L'excavation est la solution idéale mais rarement réaliste sur un ouvrage en service. Un traitement en intrados bien conçu — colmatage des venues d'eau, traitement des points singuliers, mortier cristallin — donne d'excellents résultats. Il exige simplement plus de rigueur.

Les produits d'étanchéité sont-ils compatibles avec l'eau potable ?

Uniquement ceux qui disposent d'une attestation de conformité sanitaire. C'est une question réglementaire, pas commerciale. Nous ne prescrivons que des systèmes agréés pour cet usage, et nous vous fournissons les attestations.

Pourquoi une station d'épuration détruit-elle le béton aussi vite ?

Le H₂S dégagé par les effluents est oxydé par des bactéries sur les parois, au-dessus du niveau d'eau, et se transforme en acide sulfurique. Le pH local peut descendre sous 2. Le béton n'est pas attaqué par l'eau — il l'est par l'air au-dessus. Il faut donc protéger la zone qui semble sèche.

Une injection de résine, est-ce durable ?

Pour couper une venue d'eau active, oui — les résines polyuréthane expansives sont très efficaces et durables. Mais une injection ne remplace pas une étanchéité : elle bouche un chemin d'eau. Si le béton est globalement perméable, il faut traiter la surface.

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